Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 13:15

                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                          

En ma qualité de Président de la Commission Insertion – Politique de la Ville – Jeunesse et plus particulièrement du Comité départemental du Fonds d’Aide aux Jeunes en difficultés, j’ai suivi avec intérêt la venue et les propositions du Président de la République en faveur des jeunes, notamment l’extension, sous conditions, du RSA aux jeunes de moins de 25 ans.

 

Cette mesure va concerner, de l’aveu même du Président, environ 160 000 jeunes, sans doute près de 1 500 en Vaucluse. Sachant que notre département compte plus de 10 000 jeunes sans revenu et donc en grande précarité sociale, le « RSA jeunes » s’apparente plus à une mesurette qu’à un véritable plan Marshall répondant concrètement et immédiatement aux besoins de la jeunesse.

 

Alors que la principale difficulté pour les 16/25 ans, c’est de trouver un premier emploi, comment comprendre l’obligation qui leur sera faite de travailler à minima 2 ans sur les 3 dernières années pour percevoir le RSA ?

 

En outre, je continue à penser que le RSA, « à la sauce UMP », est trop souvent perçu par certains employeurs peu scrupuleux comme une aubaine pour tirer les salaires vers le bas sachant que le gouvernement complétera les revenus des salariés bénéficiaires du RSA.

 

A l’inverse, il conviendrait de soutenir plus fortement les employeurs qui s’engagent ou souhaitent s’engager plus fortement dans la formation des jeunes dans le respect de leurs droits sociaux.

 

Pour sortir les jeunes et leurs familles de cette « galère » quotidienne pour vivre, d’autres mesures s’imposent.

                                                                            

 

 

Tout d’abord, notre société est dans l’obligation de changer son regard en direction de la jeunesse dans sa globalité : accordons leur notre confiance, acceptons la différence générationnelle, renforçons les moyens notamment dans l’éducation nationale, revalorisons l’image de la formation professionnelle, accompagnons les dans la vie active.

 

De plus, si l’échec scolaire est hélas une réalité contre laquelle il faut agir, ce n’est pas une raison pour leur donner le sentiment que leur vie est « fichue » pour parler simplement. Rien n’est irrémédiable, la formation professionnelle doit être l’école de la deuxième chance.

 

A l’opposé des mesures qui risquent j’en ai peur, d’accroitre les phénomènes de précarité, ne serait-t-il pas juste d’instaurer une allocation d’autonomie pour les jeunes ? Ceux qui s’opposent à l’instauration de cette allocation, nous rétorquent que cela serait un « encouragement à la paresse et à la  fainéantise ».

 

Quand je vois tous ces jeunes étudiants qui travaillent le week-end ou en en semaine, en plus de leurs études, de tels arguments témoignent des clichés négatifs trop présents dans les têtes de nos « élites » sur la jeunesse.

 

Les jeunes aspirent à vivre du fruit de leur travail, faut-il encore leur en donner la possibilité. Tous les jours, ils entendent parler de délocalisations, de licenciements, du non remplacement des retraités, des bas salaires, de l’argent facile, des spéculateurs …

Voilà ce qui les angoisse les jeunes !

Voila ce qu’il faut changer concrètement !

 

 

ANDRE CASTELLI

VICE PRESIDENT DU CG 84

Président de la Commission Insertion – Politique de la Ville - Jeunesse

 

                                                                              

 

 

 

Publié dans : Social
Ecrire un commentaire - Partager     - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Les chiffres du jour

 

environ 16 000 postes dans l'éducation nationale seraient supprimés en 2011

 

 

20
C’est en milliards d’euros, ce que rapporterait la mise en place d’une taxe sur les revenus financiers des entreprises, à hauteur de la cotisation salariale. Soit plus des deux tiers du "trou" de la Sécurité sociale.


 

 

RGPP, ça continue ...
Aux 150 000 fonctionnaires non remplacés, vont s’ajouter 100 000 suppressions de postes qui "ne sont pas le coeur de métier de l’Etat"  !

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

C'est bien dit !!

« Quand les hommes blancs auront transformé les terres, l'eau et les forêts en argent, ils se rendront compte que l'argent ne se mange pas. » (Proverbe indien)

« Qui pisse loin ménage ses chaussures. » (Proverbe Chinois)

Présentation

Météo et Visiteurs

CCCP Concept Car 

La politique en citation

François GUICHARDIN (1483-1540), Italie • Il y a de la différence entre avoir des sujets désespérés et des sujets mé-contents, car les premiers n'ont que le changement en tête et le cherchent en bravant les périls, au lieu que les autres, s'ils aspirent bien à des nou¬veautés, ne suscitent pas l'occasion, mais l'attendent.

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés