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Il y a ceux qui s'imaginent un destin...
Il y a ceux qui se construisent un avenir :
PLACE AU PEUPLE !
Le blog d'André CASTELLI Conseiller Général- Vice-Président du Département de Vaucluse- Conseiller Municipal d'Avignon.
Ils n’en démordent pas et voudraient bien faire du XXIe siècle celui de la guerre des civilisations. Les uns sont suisses et d’extrême droite, habiles à agiter la menace de l’érection d’un minaret sur chaque alpage, assimilant les musulmans aux intégristes, voire aux terroristes, dépeignant le Coran comme le nouveau coucou logé dans le nid helvétique. Les autres sont français, confortablement installés au pouvoir. Ils sont même le cercle rapproché de Nicolas Sarkozy, sa garde prétorienne. Ils brandissent des peurs identiques et encouragent de semblables rejets. À peine connu le lamentable résultat du scrutin dans la Confédération, que le secrétaire général de l’UMP susurrait qu’on n’avait pas « forcément besoin » des minarets en France, avant que son bras droit (évidemment !) Dominique Paillé déclare que si les salles de prières sont « évidemment tout à fait indispensables, il n’en va pas de même pour les minarets ».
Voilà comment faire d’un problème inexistant un sujet d’affrontement. La Suisse comptait en tout et pour tout quatre minarets ! Combien la France en compte-t-elle ?
Derrière ce rideau de fumée, l’UMP voudrait bien dissimuler les menaces que ses mesures sur les collectivités font peser sur la démocratie de proximité. En suggérant un péril musulman, elle veut détourner l’attention des vrais problèmes qui pourraient unir contre elle croyants de toutes obédiences et non-croyants, jeunes des quartiers populaires et retraités des zones rurales, salariés du privé, du public et chômeurs.
Une nouvelle espérance est à construire qui rende impossibles les replis communautaires et intégristes, parce qu’elle se fonde sur la citoyenneté, l’égalité, la solidarité, la justice. Puisque la droite prône l’inverse et que les hommes du président s’attachent à tétaniser l’électorat, la tâche en revient donc à la gauche, à condition qu’elle délaisse ses tentations libérales. Le Front de gauche proclame cette ambition. À suivre lors du scrutin régional.
«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
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