Mesdames et messieurs les élus du
département de Vaucluse,
Les élections municipales ont eu lieu et, encore une fois, les résidents étrangers vivant dans ce pays depuis longtemps n’ont pas pu voter, et c’est
dommage. Dommage pour la démocratie puisqu’une partie des citoyens actifs n’aura pas pu donner son avis sur la désignation de leur maire et de leurs élus qui prendront pourtant des décisions sur
des questions importantes concernant leurs vies quotidiennes. Pour vous, le moment est venu de vous prononcer afin que la
question du droit de vote des étrangers non communautaires soit l’enjeu des prochaines élections sénatoriales qui auront lieu dans quelques mois. Le Sénat a également un rôle essentiel à jouer sur
ce sujet, d’où l’importance particulière de cette échéance.
Les associations et partis politiques du
département réunis dans le collectif « Votation citoyenne » vous convient à vous associer à cette démarche en
- signant individuellement l’appel national (ci-joint) que nous nous
chargerons de transmettre, - prenant position au sein de vos instances (conseils municipaux, généraux et régionaux)
pour qu’elles émettent des vœux sur la question du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers. La prochaine réforme des institutions devrait être l’occasion d’accorder le droit de vote à tous les résidents étrangers. Or cette proposition est ignorée par le
rapport « Balladur ». Pourtant, cette réforme est demandée depuis des années :
- par les intéressés qui se sentent victimes d’une discrimination
institutionnelle, -
par le mouvement associatif à travers de multiples démarches et le succès remporté par les opérations « votation citoyenne » , - par la majorité de l’opinion publique,
comme témoignent les résultats de multiples sondages.
Après la suppression du suffrage censitaire en 1848, le vote des femmes en 1944, le vote à 18 ans en 1974 et l’extension aux citoyens de l’union
européenne en 2001, ce serait un pas de plus vers le suffrage réellement universel Elle
donnerait plus de légitimité aux élus qui seraient alors les représentants de toute la population. La France ayant été le
derniers pays à mettre en application le droit de vote des membres de la communauté européenne aux élections municipales ; nous espérons qu’elle ne sera pas le dernier à
permettre à tous ses résidents, sans exception, d’être des citoyens à part entière.