Le blog de André CASTELLI

                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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En ma qualité de Président de la Commission Insertion – Politique de la Ville – Jeunesse et plus particulièrement du Comité départemental du Fonds d’Aide aux Jeunes en difficultés, j’ai suivi avec intérêt la venue et les propositions du Président de la République en faveur des jeunes, notamment l’extension, sous conditions, du RSA aux jeunes de moins de 25 ans.

 

Cette mesure va concerner, de l’aveu même du Président, environ 160 000 jeunes, sans doute près de 1 500 en Vaucluse. Sachant que notre département compte plus de 10 000 jeunes sans revenu et donc en grande précarité sociale, le « RSA jeunes » s’apparente plus à une mesurette qu’à un véritable plan Marshall répondant concrètement et immédiatement aux besoins de la jeunesse.

 

Alors que la principale difficulté pour les 16/25 ans, c’est de trouver un premier emploi, comment comprendre l’obligation qui leur sera faite de travailler à minima 2 ans sur les 3 dernières années pour percevoir le RSA ?

 

En outre, je continue à penser que le RSA, « à la sauce UMP », est trop souvent perçu par certains employeurs peu scrupuleux comme une aubaine pour tirer les salaires vers le bas sachant que le gouvernement complétera les revenus des salariés bénéficiaires du RSA.

 

A l’inverse, il conviendrait de soutenir plus fortement les employeurs qui s’engagent ou souhaitent s’engager plus fortement dans la formation des jeunes dans le respect de leurs droits sociaux.

 

Pour sortir les jeunes et leurs familles de cette « galère » quotidienne pour vivre, d’autres mesures s’imposent.

                                                                            

 

 

Tout d’abord, notre société est dans l’obligation de changer son regard en direction de la jeunesse dans sa globalité : accordons leur notre confiance, acceptons la différence générationnelle, renforçons les moyens notamment dans l’éducation nationale, revalorisons l’image de la formation professionnelle, accompagnons les dans la vie active.

 

De plus, si l’échec scolaire est hélas une réalité contre laquelle il faut agir, ce n’est pas une raison pour leur donner le sentiment que leur vie est « fichue » pour parler simplement. Rien n’est irrémédiable, la formation professionnelle doit être l’école de la deuxième chance.

 

A l’opposé des mesures qui risquent j’en ai peur, d’accroitre les phénomènes de précarité, ne serait-t-il pas juste d’instaurer une allocation d’autonomie pour les jeunes ? Ceux qui s’opposent à l’instauration de cette allocation, nous rétorquent que cela serait un « encouragement à la paresse et à la  fainéantise ».

 

Quand je vois tous ces jeunes étudiants qui travaillent le week-end ou en en semaine, en plus de leurs études, de tels arguments témoignent des clichés négatifs trop présents dans les têtes de nos « élites » sur la jeunesse.

 

Les jeunes aspirent à vivre du fruit de leur travail, faut-il encore leur en donner la possibilité. Tous les jours, ils entendent parler de délocalisations, de licenciements, du non remplacement des retraités, des bas salaires, de l’argent facile, des spéculateurs …

Voilà ce qui les angoisse les jeunes !

Voila ce qu’il faut changer concrètement !

 

 

ANDRE CASTELLI

VICE PRESIDENT DU CG 84

Président de la Commission Insertion – Politique de la Ville - Jeunesse

 

                                                                              

 

 

 

Jeu 1 oct 2009 Aucun commentaire